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Architecte et décorateur né à Londres en 1854, William Arthur Smith Benson ouvre sa première fabrique d’objets en métal en 1880.
Représentant majeur du mouvement Arts and Crafts il accède à la présidence de Morris & Co à la mort de William Morris en 1896.
Il est surtout connu pour ses objets utilitaires et en particulier ses luminaires d’une grande élégance et déjà, pour beaucoup, électrifiés, à une époque ou le gaz est encore fort présent dans l’éclairage domestique.
Au premier salon de l’Art nouveau en 1895, il expose des pièces d’éclairage et autres objets en cuivre et laiton.
Ses articles, ainsi que des pièces de mobilier seront vendus par Siegfried Bing dans sa galerie la Maison de l’Art nouveau rue de Provence à Paris à partir de 1895.

Vue intérieure de la galerie la Maison de l’Art nouveau au 22 rue de Provaence à Paris (1895-1905)
Willam Arthur Smith Benson
Lampe à pétrole
Modèle n°223
Pour W.A.S. Benson & Co
Estampillée « Benson »
Londres 1900
Ce modèle marqué par un certain éclectisme, est très probablement un travail d’avant 1895.
Le galbe du dossier ainsi que les éléments décoratifs de celui-ci, annoncent déjà les formes reprises dès 1897 sur les chaises exposées à la galerie Hohenzolern à Berlin ( chaise « aux flèches renversées »), ou encore à Paris dans salon de l’hôtel Chatham la même année.

De même, le dessin des accoudoirs ainsi que les éléments gravés dessus, nous laissent entrevoir les orientations du dessin repris pour les modèles à motifs gravés de 1898 et bien connus des collectionneurs.
Œuvre de jeunesse, cet ensemble d’une grande originalité nous montre toute l’étendue de l’évolution stylistique du maitre.
Un modèle similaire est repris dans le livre de Jacques-Grégoire Watelet et daté de la même période.
Jacques- Grégoire Watelet,
Serrurier-Bovy, Ateliers Vokaer, Bruxelles, 1986, p.47
A noter que ,déjà à cette époque, Gustave Serrurier déclinait ses meubles.
Ne faisant jamais deux fois la même chose, le fauteuil repris dans le livre de Jacques-Grégoire Watelet présente une ceinture et un piètement différents de ceux présentés dans notre galerie.
Déjà les lignes des pieds s’affinent et l’ensemble prend en légèreté.
Le dessin audacieux des pieds en forme de boule, présent encore mais diminué sur la série table et chaise Hohenzolern de 1897,ou encore sur la table de la chambre Artisan de 1895. nous montre un Gustave Serrurier en pleine recherche et mutation.

Une intense effervescence.
Gustave Serrurier-Bovy
Quatre chaises et deux fauteuils
Acajou
« Serrurier et Cie »
Table de salle à manger en chêne de Hongrie.
Série liszt.
c. 1903-1904
L : 163 cm, l : 115 cm, h : 75 cm.
Plus 2 allonges (115×60 cm)
A partir de 1903 et nouvellement associé avec l’architecte parisien René Dulong, Gustave Serrurier-Bovy dessine plusieurs ensembles complets de mobilier.
Différents noms seront attribués à chacun d’entre eux, des noms de compositeurs pour les ensembles de salons (Liszt, Bash, Saint-Saens), des noms de fleurs pour les ensembles de salles à manger ( Marguerite, Tulipe, Réséda) , ou encore de noms de pierres ( Granit, Turquoise) pour les ensembles de chambres à coucher.

